lundi, mars 03, 2014

La structure élémentaire de la mythanalyse: du carré au pentagone parental, le pp




- (I) -


Voici la structure élémentaire du carré parental, telle que je l'ai établie jusqu'à présent dans les fondements de la mythanalyse (notamment dans La société sur le divan - Eléments de mythanalyse (vlb, Montréal, 2006)  (I).
 Plusieurs pensent, comme Gérard Mendel ou Jean Piaget qu'au début le nouveau-né différencie mal son propre corps du monde qui l'entoure - que j'ai appelé le nouveau-monde, pour souligner que c'est le monde qui naît à l'enfant et non l'enfant qui vient au monde (point de vue  des adultes, mais qui ne correspond certainement pas à l'expérience et à la conscience qu'en a l'enfant accouché). Dans ce cas, il faudrait modifier le schéma que j'en ai proposé et l'établir comme suit:



- (II) -


Cette nouvelle interprétation est évidemment hypothétique, mais je la considère comme vraisemblable, compte tenu de la confusion des sensations que le nouveau-né ressent probablement. En outre, il demeure sans doute dans une même conscience fusionnelle de son corps fœtal avec la corps de la mère, auquel se substitue maintenant le monde extérieur. Il lui faut sans doute du temps pour percevoir la différence et en organiser sa conscience. En outre, les synapses de son cerveau sont encore peu développés et extrêmement plastiques. Voilà beaucoup de sans doute et de peut-être, mais nous tendons à accepter cette thèse et donc à penser que le quatrième acteur de ce carré parental commence par être "le nouveau-né/monde", avant de se séparer en deux corps et de donner naissance à un sixième acteur, qui prend figure de "corps autre" ou monde extérieur. Nous avons alors un pentagone parental, que nous appellerons pour simplifier le pp :


           - (III) : le pp -

Ces trois schémas correspondent au développement progressif ou genèse de la conscience fabulatoire du nouveau-né. Dans un prochain texte, nous allons aborder les variations dues à la sociogenèse (je reprends là le concept de Gérard Mendel). 

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