mythanalyse

tout ce qui est réel est fabulatoire, tout ce qui est fabulatoire est réel

samedi, juillet 14, 2018

L'inconscient est un concept d'inspiration typiquement romantique


Avec le recul du temps, la psychanalyse se présente à nous comme un chef d'oeuvre du romantisme européen. Freud n'est pas l'héritier du Siècle des lumières, de Voltaire, Diderot, Rousseau, Condorcet. Il est l'héritier des "Souffrances du jeune Werther", et du "Faust" de Goethe, de l'onirisme de Novalis, du mythologisme grec de Hölderlin, des nuits de clair de lune et des mélancolies de Lamartine et Lord Byron, du mal d'être de Musset, des  grottes, cavernes et forêts sombres de tant d'autres romantiques émotifs et malheureux. Il est nourri par la "philosophie de la nature" de nombreux auteurs allemands du XIXe, qui croyaient à une réalité spirituelle invisible liant notre psychisme à la nature, à commencer par Schelling ("La Nature, c'est l'Esprit invisible; l'Esprit, c'est la Nature invisible"). L'inconscient a tous les traits d'une quête romantique: l'archaïsme, le flou ténébreux des Elfes et autres forces secrètes, parfois maléfiques, le côté maladif, les malédictions mystérieuses qui s'emparent de l'esprit, voire la possession. Il exige les exorcismes du magicien analyste.




La psychanalyse se nourrit des états d'âme romantiques: les tourments, la maladie, le fantastique, le mystère, "l'inquiétante étrangeté" (Freud), les angoisses, les passions et les pulsions du Sturm und Drang, " l'être troublé par les passions qui peuvent obscurcir l'esprit de l'homme" de Goethe. Il adopte à son tour la tendance au symbolisme du romantisme. Il explore le culte bourgeois de l'individualisme, il reprend dans sa pratique thérapeutique les Confessions d'un enfant du siècle de Musset. Il invente des fables moyenâgeuses: L'Homme aux rats, l'Homme aux loups. Jung lui-même affectionnait de se retirer dans une tour moyenâgeuse au bord du lac de Zürich pour mieux se disposer à explorer l'archaïsme de l'inconscient. Freud est l'héritier de Charcot; il analyse l'hypnose, les hallucinations, le "Malaise dans la civilisation". Estimant que nous souffrons tous de pathologies mentales, de névrose, il assume la vision tragique du romantisme.
Dans cette quête incessante à prétention scientifique et médicale Freud ne se limite pas à une prudente pratique clinique, il ne craint pas de fausser ses résultats, il se contente de quelques cas singuliers pour généraliser ses écrits. Il se révèle comme un écrivain pris dans le mal d'être de la condition humaine, dédié à l'analyse des rêves et des souffrances de l'homme. Fabulateur de génie, il  est  un grand écrivain qui s'inscrit la tradition romantique du XIXe siècle.
La psychanalyse qu'il a développée est demeurée une démarche romantique dans toutes ses dérives, ses malaises de sectes opposées, sa conception pessimiste et tragique de l'homme, ses nombreuses oeuvres littéraires, les excentricités lacaniennes. C'est en cela que la psychanalyse nous intéresse toujours, qu'elle fascine les créateurs, les intellectuels et même les neurologues qui n'y croient pas. Freud est l'inventeur d'un mythe, l'inconscient et la psychanalyse et ses héritiers célèbrent légitimement son génie, comme les prêtres étudient respectueusement la Bible et en débattent théologiquement. La psychanalyse synthétise le mythe romantique pour longtemps, car elle en est l'expression la plus accomplie et le malaise humain et l'évasion onirique qu'elle met en scène ne sont pas prêts de disparaître.

vendredi, juillet 13, 2018

Freud, un génie fabulateur


Il faut le souligner, Freud n'a jamais tenté de situer topologiquement dans le cerveau ni le psychisme, ni l'inconscient. Il aurait eu bien du mal à y parvenir. Aujourd'hui encore, aucun neurologue, aucun spécialiste du cerveau ne sait où les situer. Il est descendu dans "la cave" avec une "psychologie des profondeurs" qui confine à l'obscurantisme. Il affirme l'existence de l'inconscient parce qu'il croit en déceler les effets réels (réels parce que le patient souffre "réellement"). Et c'est une grande découverte: je suis de ceux qui en reconnaissent l'existence et lui attribuent un pouvoir déterminant dans notre rapport au monde.
Cette douleur réelle qui naît de l'inconscient  est bien réelle, parfois tragique. Freud en a fait un récit, qui raconte une souffrance liée à des méchants (père, mère, amant(e) qui ont peuplé la biographie du "malade". Et Freud, recourant lui-même aux récits mythiques des Anciens Grecs, fait entrer sur scène Eros, Thanatos, Oedipe, Narcisse et d'autres qui nous malmènent, nous rendent malades. Avec Freud, nous sommes tous des malades. Il analyse la fiction du patient avec des mythes qu'il interprète d'ailleurs fort librement. Et-ce que cela peut guérir? J'en doute.  

Mais il arrive qu'en prenant conscience d'un mythe, dont il découvre grâce à l'analyse être personnellement victime, le patient change de récit et se sente mieux. Ou au contraire que cette fabulation supposée curative proposée par l'analyste au patient aggrave sa pathologie. 
La mythanalyse souligne la distinction qu'il faut faire entre mythes bienfaisants et mythes toxiques. Or tous les mythes mis en scène par Freud sont toxiques, ou du moins sont interprétés par Freud comme des récits emblématiques de pathologies. La mythanalyse, au contraire, recherche et promeut les mythes bienfaisants au niveau collectif, mais aussi individuel.
Se présentant comme un clinicien, un médecin des âmes, voire un biologiste, Freud est en fait le plus ingénieux des fabulateurs. Toute son architecture psychique, ou, comme on dit, son "économie psychique", est une invention littéraire et mythique. Elle est sans rapport avec aucune réalité neuroscientifique. Du moins même les experts en neurologie qui croient à la psychanalyse - ils sont très rares, il est vrai - n'ont jamais pu la préciser. 

C'est pourtant la mythanalyse, telle que je la conçois, qui explique et situe la relation étroite entre inconscient, fabulation et cerveau. La mythanalyse postule que nous naissons "homo fabulator" et le demeurerons toute notre vie parce que ces fabulations définissent notre rapport au monde d'infans dès avant notre naissance, dès avant toute conceptualisation langagière, et s'inscrivent neurologiquement dans la plasticité de nos réseaux synaptiques de nouveau-né, puis au fil des stades successifs de notre développement biologique et fabulatoire. Ces matrices fabulatoires existent: elles sont nos réseaux neuronaux originels, les plus déterminants de nos fabulations à venir. Et seules de nouvelles fabulations de l'âge adulte - celles des récits mythiques dominants de notre culture d'appartenance - pourront éventuellement les modifier, à moins qu'elles ne les renforcent.
Freud a eu le génie de comprendre que notre rapport au monde est fabulatoire, y compris la cure psychanalytique. La mythanalyse ne dit pas autre chose. 
Et elle relie ces fabulations aux sciences neurologiques, sans en nier la recherche de cohérence propre, ni la puissance médicale éventuelle. Car il ne suffit pas de découvrir des zones spécifiques du cerveau pour les émotions, la mémoire, le langage ou le raisonnement. Ce ne sont pas davantage des processeurs ou des récepteurs d'influx nerveux et chimiques qui pourront expliquer la nature de notre rapport au monde. Celui-ci est fort différent chez le rat et chez l'homme, bien qu'ils aient des cerveaux semblables à 2% prêt, d'après les spécialistes, ou chez les Égyptiens anciens et les new-yorkais actuels, qui disposent pourtant des mêmes cerveaux. Les uns comme les autres fabulent, quoique fort différemment, parce qu'ils en sont réduits à imaginer le monde, les uns comme les autres, mais dans des contextes sociologiques différents. C'est la sociologie qui détermine nos fabulations. La philosophie, la phénoménologie, l'anthropologie nous démontrent que nous ne pouvons avoir du monde qu'une connaissance imaginaire, même si personne ne niera que le monde existe. Encore que cette fabulation ait elle aussi un sens. Le succès  de la série de films Matrix en témoigne.

Il faut donc reconnaître le génie fabulatoire de Freud, même si l'on peut détester son orgueil, son obsession sexuelle, son machisme, son manque d'éthique. Ce sont certes des points critiquables de ses fabulations, mais qui ont cependant contribué à sa puissance mythique. Il a été typiquement un inventeur de mythes: la psychanalyse.
La fabulation lacanienne est certes moins puissante, mais elle a le mérite de situer la psychanalyse au niveau de son exercice réel: psychanalyse et inconscient ne sont que du langage, des accidents de langage, des rencontres malheureuses ou curatives de discours. Quant au personnage de Lacan lui-même, il n'est guère plus convaincant que celui de Freud. Il est celui d'un psychiatre qui se prend pour un gourou et joue du langage comme d'un instrument de pouvoir savamment construit et exploité. Je l'ai écouté et vu faire son show à Normale Sup entre 1964 et 1969, avant qu'il en soit interdit pour "obscurantisme".


mercredi, juillet 11, 2018

Automatisme neuronal émotif et conceptuel


La puissance des matrices neuronales originelles de notre enfance (biologiques) ou de l'âge adulte (idéologiques et culturelles) leur assure un automatisme qui nous apparaît comme d'évidence ou naturel, tant dans le domaine de nos émotions spontanées que de nos croyances et de nos raisonnements. 
C'est de cette fausse apparence naturelle qu'il faut se défaire pour se libérer de nos chaînes en reprogrammant ces matrices, pour  maîtriser ou modifier nos émotions, pour questionner les évidences, pour créer et diverger (art, science, pensée politique). 
C'est de cette fausse apparence naturelle et toxique, que le thérapeute, psychanalyste ou mythanalyste, essaiera d'aider son patient à se libérer, à partir d'une prise de conscience verbale et ou mythique, pour qu'il puisse coder de nouvelles matrices neuronales porteuses de mythes bénéfiques inspirant de nouveaux comportements positifs susceptibles de favoriser un nouveau rapport au monde (à soi et aux autres), intégrateur ou divergeant.

mardi, juillet 10, 2018

Plasticité neuronale et encodage programmatique



Les experts en neurosciences nous disent, depuis longtemps maintenant, que le sommeil paradoxal durant lequel le cerveau connaît une intense activité métabolique, pourrait constituer une période privilégiée de remodelage synaptique et que le rêve pourrait être le moment d'un processus actif de désapprentissage (reverse learning ou unlearling). Ils soulignent la plasticité synaptique qui permet de créer de nouvelles synapses et à en éliminer d'autres. Ils observent la conversion d'un codage reposant sur le transfert électrique de messages dans un circuit neuronal en une mémoire inscrite dans la structure même du circuit. Ils notent qu'une telle transition entre mémoire court terme et long terme suppose une étape de plasticité synaptique guidée par l'activité électrique du réseau. Il en résulterait un remodelage complet de la topographie des représentations somato-sensorielles. (*)
On comprend dés lors, d'autant plus que le nourrisson rêve en moyenne huit heures par jour, que toutes ses fabulations interprétatives du monde qui naît à lui s'inscrivent durablement dans la plasticité originelle des ses circuits neuronaux et constituerons des matrices fabulatoires de toutes ses futures émotions et rationalisations de son rapport au monde.
Et s'il est vrai que le sommeil paradoxal qui ponctue encore chaque nuit plusieurs fois le sommeil de l'homme adulte, est avant tout une prolongation du sommeil du foetus et du nourrisson, on comprend qu'une thérapie mythanalytique est capable de recoder biologiquement les matrices fabulatoires de l'adulte, à supposer que le thérapeute ait l'autorité de proposer à son patient des récits mythiques convaincants et bénéfiques qui aient la puissance de se surinscrire dans les réseaux synaptiques du patient et inhiber les matrices toxiques héritées de son jeune âge.
Sans même l'intervention du mythanalyste, des expériences nouvelles et positives que vit l'adulte pourront aussi déprogrammer les matrices anciennes, les recoder positivement et inciter l'adulte à modifier dynamiquement son rapport au monde. Il demeure que la plasticité de son cerveau d'adulte est beaucoup moins grande que celle du nouveau-né et que cette reprogrammation est donc beaucoup plus difficile à inscrire biologiquement dans son cerveau. Cela pourra même être impossible, si les mythes alternatifs de sa société d'appartenance manquent de pouvoir de persuasion, par exemple si je ne crois pas vraiment à la démocratie, au progrès, à l'éthique planétaire et me laisse davantage influencer par le pessimisme latent ou par la logique perverse d'un mythe raciste ou anarchiste. 


(*) Propos de Jacques Demotes-Mainard et Yves Fregnac in "À quoi sert le cerveau?", SCIENCE & VIE, No 195, juin 1996. Parmi les publications plus récentes, il faut souligner les travaux de Lionel Naccache et notamment: Le nouvel Inconscient: Freud, Christophe Colomb des neurosciences, Odile Jacob, Paris, 2006.

lundi, juillet 09, 2018

Mythanalyse et psychanalyse: les échecs psychanalytiques



La mythanalyse postule que notre inconscient singulier réside dans notre mémoire programmatique qui s'est inscrite biologiquement dans nos réseaux neuronaux depuis le stade foetal de l'homo fabulator
La question qui se pose alors est de savoir dans quelle mesure la cure psychanalytique traditionnelle est capable de déprogrammer ou de reprogrammer cet inconscient qui résulte d'un marquage biologique dans notre cerveau. Aussi longtemps que l'inconscient flottait on ne sait où dans la cave de notre psychisme, il pouvait certes opposer une résistance au travail du psychanalyste et du patient. Mais son ancrage incertain pouvait laisser espérer qu'il soit peu enraciné et se soumette avec le temps à l'analyse, la cure psychanalytique étant seulement un jeu verbal.
Dès lors que la mythanalyse le situe dans les matrices dominantes de nos réseaux neuronaux, l'inconscient apparaît beaucoup plus ancré, comme un marquage physiologique électro-chimique que la parole aura de la peine à déloger, effacer ou surécrire avec de nouveaux récits constituant de nouvelles programmations.
C'est ainsi que peut s'expliquer l'échec fréquent des diverses thérapies psychanalytiques. 
La psychiatrie, qui rejette le bavardage de la psychanalyse le jugeant inefficace, voire éventuellement toxique, préfère donc offrir un traitement chimique au patient qui souffre de troubles psychiques.
La mythanalyse croit aussi à ce traitement chimique. Mais si elle envisage une thérapie spécifiquement mythanalytique, elle opte quant à elle, non seulement pour la prise de conscience par le patient des matrices fabulatoires constituées  successivement aux différents stades de leur marquage, mais elle recourt aussi à la puissance des mythes collectifs bienfaisants qui dominent les inconscients individuels et sont susceptibles d'entrer en résonance dynamique avec eux. Selon nous, eux seuls ont la puissance de déprogrammer et reprogrammer l'inconscient individuel, que le patient livré à lui-même et au psychanalyste ne saurait espérer "guérir" avec ses seuls références. 
Il est clair d'ailleurs que le psychanalyste traditionnel recourt implicitement pour aider son patient à des récits et des valeurs curatifs qui ne peuvent être que ceux des imaginaires collectifs bénéfiques dont il fait sa gouverne de thérapeute.

dimanche, juillet 08, 2018

Où se situe notre inconscient? Freud ne le savait pas.




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Dans la compétition de nos innombrables connections neuronales, ce sont celles qui ont été le plus souvent actives aux stades successifs de notre développement fabulatoire qui l’emportent sur les autres, en quelque sorte marginalisées, et créent ainsi des matrices dominantes de notre activité psychique. Ainsi, des angoisses d’enfant peuvent devenir récurrentes à l’occasion d’événements de notre vie d’adulte parfois anecdotiques, mais qui les réactivent. Ces matrices peuvent donc créer des phobies, des addictions, la répétition par un adulte d’abus sexuels semblables à ceux dont il a lui-même souffert enfant. C’est une sorte de codage neuronal précis qui s’est inscrit dans notre cerveau depuis l’enfance, une mémoire neuronale prête à reprogrammer à la moindre occasion des émotions infantiles et les comportements qui s’en suivent.
On en retrouve l’effet dans nos rêves. Dans notre sommeil, ce sont ces mêmes inscriptions synaptiques dans nos réseaux neuronaux de nos fabulations infantiles qui déterminent les thèmes et les structures associatives de nos rêves d’adultes. C’est la raison pour laquelle nos rêves, alors qu’ils échappent au contrôle diurne et rationnel de nos émotions, réactivent des fabulations nées de nos émotions infantiles, désirs ou peurs anciens qui nous ont marqué. En ce sens, Freud a eu raison de s’intéresser à l’analyse de nos rêves.
On notera cependant que Freud, lorsqu’il descend à la cave chercher nos traumatismes, ne nous a jamais donné d’indications neuronales ou suggéré que notre inconscient serait dans telle ou telle zone de notre matière grise. Nous savons où est notre cœur ou notre estomac, mais il ne nous a jamais dit où pourrait bien se trouver notre psychisme, cet inconscient pourtant si encombrant. Voilà une situation bien embarrassante et pour le moins questionnable pour un médecin qui se fait passer pour un clinicien. Cela a favorisé les critiques sévères opposées à Freud, qui le rejettent pour fabulation ou littérature arbitraire. Et c’est sans doute ce qui a amené Lacan à chercher où peut bien loger cet inconscient, aboutissant faute de mieux, et sans que cela résolve le moins du monde le problème, à la surface, dans le langage, et à en jouer parfois comme un jongleur ou un funambule.
De notre point de vue de mythanalyste, c’est dans les innombrables réseaux neuronaux de notre cerveau que se situe notre inconscient, dans les itinéraires synaptiques les plus activés par les émotions et idées marquantes de notre biographie. L’inconscient est d’ordre biologique, constitué par une topologie synaptique, des fréquences et des intensités. Il est inscrit comme un circuit électronique dans notre cerveau et préprogramme nos fabulations. En d’autres termes, notre inconscient se situe dans notre mémoire programmatique. Et il est effectivement inconscient parce que nous ne sommes pas conscient de son existence neuronale qui « coule de source » pour nous, parce que ce marquage ou cette inscription s'est imposée à la plasticité de notre cerveau d'enfant et donc a pris une apparence spontanée ou naturelle.


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samedi, juillet 07, 2018

Tout à la fois sujet et objet de mon rapport au monde



Le postulat fondateur de la mythanalyse n'est qu'un mode de pensée de mon rapport au monde, une méthode d'analyse relativiste.
Je me méfie de toute pensée mono-causale, qui tend à n'expliquer le monde que par la déclinaison d'une seule cause, un seul récit, un seul mythe: la nature, un dieu, la volonté, la matière, l'énergie, l'esprit, l'évolution, la sélection naturelle, le sexe, l'économie, la prohibition de l'inceste, l'existence, la lutte du mal et du bien.
Le relativisme de la complexité s'impose contre ces pensées réductrices.
Tel l'oeuf et la poule, je me pense tout à la fois sujet et objet de mon rapport au monde.