mercredi, mai 04, 2016

Déclaration mythique


À la recherche d'autres documents, j'ai retrouvé par hasard cette déclaration très officielle à l'administration française de mon projet de fonder en 1981 une revue intitulée "MYTHE ART". J'avoue que j'avais totalement oublié, si non l'association de ces deux mots, qui demeure pour moi plus actuelle que jamais, du moins cette intention,  Je n'ai de fait jamais publié cette revue, pas même le premier numéro. Mais il a sans doute fallu que cette pratique soit fortement ancrée dans mon esprit dès cette époque, pour que j'entreprenne une telle démarche, dont l'aspect bureaucratique ne pouvait manquer de me rebuter. Et je lis sur le récépissé que j'avais donc l'intention non seulement de la coordonner, d'y publier des textes, mais aussi de l'imprimer moi-même. Il est vrai que j'avais installé dans mon sous-sol du boulevard de Charonne, une petite ronéo bon marché, qui me donnait du souci et me noircissait les mains, mais que j'arrivais à faire fonctionner a minima, sans compter une petite machine à relier (avec des baguettes de colle chauffées).

mercredi, mars 16, 2016

Je déteste les rêves




Chaque soir, lorsque le sommeil m'approche, vient aussi l'angoisse des rêves que je vais devoir encore subir pendant la nuit. Ce ne sont pas nécessairement des cauchemars, mais simplement des rêves où je me perds dans de grandes villes sans retrouver mon chemin qui change constamment de lieu, des situations absurdes et décousues qui m'occupent l'esprit sans mon consentement et sans que je puisse décider aucunement de leur issue ni y mettre fin.
Les connexions neuronales de mon cerveau et ma psyché se jouent manifestement à leur guise de mes émotions et de mes situations, qu'à l'état de veille je ne tolérerais pas, dont je n'aurais pas même l'idée. Ces rêves n'ont pas vraiment d'autonomie; je les reconnais, ils sont miens. Mais ils me soumettent à une sorte de petite torture psychique ordinaire, terriblement médiocre, annoncée et répétée chaque nuit qui me fait craindre le sommeil. Qui est le bourreau? Ce ne peut être que moi-même. Et la mémoire inconsciente mais terriblement tenace des situations d'insécurité que j'ai manifestement endurées dans mon enfance.
Je ne suis aucunement masochiste. Je crois même que j'aime la vie. Alors pourquoi ne puis-je pas faire aussi des rêves joyeux? Je n'ai jamais vécu de situation extrême, ni même inacceptable, seulement des souffrances ou de la violence quelconques,  de la névrose familiale certes grave, mais guère plus que de la morbidité banale.  Faut-il donc admettre que les traumatismes quotidiens de l'enfance aient une telle puissance d'incrustation dans la mémoire inconsciente? Et quelle dynamique détestable de la psyché veut-elle qu'ils aient plein pouvoir de se réanimer chaque nuit, d'envahir l'espace et le temps de mon sommeil ? Je voudrais rencontrer quelqu'un qui se vante de faire des rêves agréables, qu'il me parle de sa vie, de son enfance et qu'il me raconte ses rêves.
Comment pourrais-je mettre fin à cette aliénation nocturne? Les événements joyeux de ma vie ne comptent-ils pas? Ont-ils si peu d'influence sur la psyché?
je n'ose pas même penser à ce que doivent endurer la nuit dans leur sommeil ceux qui ont vécu directement la guerre, la violence armée, le viol, la torture organisée.
C'est pour cela que j'ai cherché recours dans la mythanalyse. Il n'y a aucune autre raison. Si ce n'est ma certitude que mon cas est banal, comme l'inconscient collectif auquel j'appartiens, celui de la Seconde guerre mondiale (je suis né à Paris en 1941) et celui de la névrose familiale française, que beaucoup d'écrivains ont si bien décrite, tels Bazin, Mauriac, Gide, Sartre.

mardi, février 16, 2016

Fabrique-nous un Dieu!




Dans son deuxième roman mythique (Fabrique-nous un dieu!, Éditions François Bourin, Paris, 2016), Georges Lewi  nous entraîne dans des péripéties aussi bibliques qu’actuelles.  Moïse, son personnage principal, découvert abandonné comme  son alter ego de l’ancien Testament, dans un panier d’osier, cette fois non sur la rive du Nil, mais dans une piscine de quartier, est habité par une voix qui lui impose de découvrir une pilule d’éternité qui n’aura l’effet promis à ceux qui y croient que dans le respect d’une éthique évoquant les dix commandements de Dieu. Comment concilier l’imaginaire d’un tel algorithme avec les contraintes réalistes d’une entreprise que doit fonder ce nouveau prophète pour répondre à la demande impatiente de ses fidèles? Et dès lors, comment s’accommoder des promesses chimériques  inhérentes au marketing sans lequel tout succès commercial est exclu? Le lecteur est aspiré dans le rythme de ce roman sans pouvoir lâcher prise, car les disciples de cette possible réincarnation de Moïse plongée dans le monde le plus actuel et trivial, eux-mêmes confrontés à leurs passions humaines autant qu’aux logiques du marché, attendent tout de lui, oscillant entre la foi et le doute, créant un imbroglio à rebondissements incessants.  

En mythologue expert du marketing, ce nouveau Veau d’or où il sait retrouver l’écho actuel des vieux récits humains, ceux du désir et de la peur qui fondent notre besoin de croire contre toute évidence, Georges Lewi  fait résonner ce même imaginaire collectif qui fondait jadis les mythes et demeure aujourd’hui le ferment de toute démarche de branding et de marketing.  On se saurait mieux actualiser l’histoire du grand Moïse et l’archaïsme de l’âme humaine. A ceux qui croient dans la puissance de la divergence le mythologue Georges Lewi montre la puissance de la répétition au cœur même du changement. Et comme tout imaginaire, Moïse confronté finalement au principe de réalité, s’évanouira dans le vide, laissant ceux qui ont cru en lui face à eux-mêmes et à l’impossible rédemption.

dimanche, février 07, 2016

L'éthique planétaire est un mythe porteur


Tweet Art : le terrorisme QR, 2016
 
Quick Response: scan it and decide :



Le fatalisme de Daesh ? Ou le Progrès humain ?
Daesh’s Fatalism? Or the human Progress?
Der Fatalismus von Daesh?
Oder der menschliche Fortschritt?
El fatalismo de Daesh? O el Progreso humano?
O fatalismo de Daesh? Ou o Progresso humano?
Il fatalismo di Daesh? O il Progresso umano?

mercredi, février 03, 2016

Les jeux d'échec



Tweet Art : Fatalisme ou liberté?


Les codes Quick Response ne sont pas une fatalité. Plutôt des damiers, comme ceux d'échec, dont la contrainte appelle au jeu pour gagner.

mardi, février 02, 2016

Mythanalyse du patrimoine immatériel




Pourquoi donnons-nous désormais le titre un peu grandiloquent de patrimoine de l’humanité à ce qui n’est ni monument, ni paysage, ni objet dur et durable, mais léger, variable, oral, simple connaissance, pratique artisanale, coutume, chanson, danse, fête, rituel, gastronomie, faune ou flore locales? Pourquoi désormais donnons-nous valeur universelle à ce qui est si souvent si marginal? Et d’où nous vient cette peur d’en perdre la mémoire? D’où nous vient cet attachement à ces fragiles pratiques humaines et ce désir de les préserver dans un monde soudain si global? La mythanalyse déchiffre dans cette quête par l’UNESCO de patrimoine immatériel menacé d’extinction, qu’elle veut sauver, arracher à l’accélération inédite du temps social, une institution aussi émotive que planétaire, qui lutte contre la vulnérabilité de l’existence humaine, qui oppose une immense dépense d’énergie à la disparition de l'éphémérité. Les émotions, peurs et désirs, nous indiquent toujours la présence d’un mythe actif dans notre sensibilité et notre inconscient collectifs. La mythanalyse demande donc quel est ce mythe qui donne tant de prix à notre patrimoine immatériel. Ne serait-ce pas la mort? La bataille sera dure. Désespérée?

lundi, février 01, 2016

Croire au Progrès


Tweet Art : le terrorisme QR, 2016
 
Quick Response: scan it and decide :



Le fatalisme de Daesh ? Ou le Progrès humain ?
Daesh’s Fatalism? Or the human Progress?
Der Fatalismus von Daesh?
Oder der menschliche Fortschritt?
El fatalismo de Daesh? O el Progreso humano?
O fatalismo de Daesh? Ou o Progresso humano?
Il fatalismo di Daesh? O il Progresso umano?