tout ce qui est réel est fabulatoire, tout ce qui est fabulatoire est réel, mais il faut savoir choisir ses fabulations et éviter les hallucinations.

jeudi, novembre 03, 2011

L'ombre


Il n'y avait pas d'ombre dans la peinture iconique du Moyen-Age. La symbolique de la noirceur renvoyait au diable. L'Église nous tournait vers la lumière divine. C'est la Renaissance qui l'a prise en compte dans son exploration du réalisme pictural. Pour autant, la représentation de l'ombre n'a pas depuis perdu cette symbolique. Le rationalisme aussi veut y "voir clair".
Sur ce tumulus ancien des autochtones américains à Marietta (Ohio), l'ombre portée de l'artiste s'incline et s'allonge la terre en descendant les marches de l'escalier. Une émotion le saisit, celle du compte à rebours qui l'entraînera dans la mort. (2010). L'imaginaire est plein d'ombres. Il est hanté par l'ombre.
L'ombre le regarde. Mais ce regard en pongée semble aussi se relever et se dresser vers son destin, vers une marche de lumière.
Voilà une image de l'homme bien différente, dans sa fragilité et dans sa force, du héros homardisé des images numériques que j'évoquais hier.

mercredi, novembre 02, 2011

le mythe de l’humanoïde homardisé


La science fiction, que ce soit dans les films, les jeux vidéo ou la bande dessinée, réactivent des monstres moyenâgeux aux cuirasses de homard. Cherchant à évoquer le futur, les créateurs reprennent toutes les formes les plus archaïques de notre imaginaire: animaux chimériques mêlant les organes de diverses espèces - queues, cornes, ailes, griffes et palmes, poil et écaille -, guerriers cuirassés, indigènes primitifs et bêtes hybrides de chair vive et de quincailleries vieillottes - tubes, gaines, boîtiers, engrenages, leviers, rotules, pistons et j'en passe.
Il semble bien difficile d'inventer un avenir inédit et faute de mieux on rafistole. Il est vrai que les réseaux numériques et les algorithmes sont invisibles et difficiles à représenter. Les univers qui se situent au-delà de la vitesse de la lumière échappent à nos sens aussi bien qu'à notre esprit.
La science-fiction est vieillotte et même archaïque. Notre imaginaire, pourtant, est obsédé par le futur!

mardi, novembre 01, 2011

L'imagination monumentale


Dessine un monument imaginaire pour ton quartier
Art sociologique au musée d'art moderne de Mexico, Evento social imaginario, La calle Adonde llega? 2003

lundi, octobre 31, 2011

mythanalyse du féminisme


Jacques Languirand a réuni une série de capsules vidéo dont celle-ci où je me risque sur un thème important: Mythanalyse des valeurs féminines: http://www.repere.tv/?p=12735

jeudi, octobre 27, 2011

le futur


Imaginer le futur. Nous y rencontrons nos mythes les plus actuels.

mercredi, octobre 26, 2011

Où va l'imaginaire ?


La calle imaginaria Adonde llega? Evento social imaginario, Museo de arte moderno, Mexico, 2002-2003

mardi, octobre 25, 2011

Evento social imaginario à Mexico


Un événement social imaginaire au Museo de arte moderno de Mexico: Où va la rue?.
En 1982 et 83, l'imaginaire de la société mexicaine. Ici la façade du musée transformée par le collectif mexicain avec des guirlandes de papel picado, des groupes de musique, de théâtre de rue, etc.

samedi, octobre 22, 2011

Sociedad mexicana


Rencontre avec le champion de lucha libre célèbre El Santo pour lancer l'enquête sur la société mexicaine Evento social imaginario, La calle Adonde llega? en 1982.

vendredi, octobre 21, 2011

Mythanalyse du jeu


Le jeu crée des gagnants et des perdants. Il introduit une loi dure dans une réalité molle. Il met en heu le destin, la chance, la tromperie, l'illusion. Il est chargé.Il simule la vie réelle. Il prétend en divertir, nous permettre de nous en échapper. Quelle illusion!

samedi, octobre 15, 2011

mythanalyse de l'indignation


Après les indignés du saccage de l'environnement, devenus les verts, ce sont maintenant les indignés des dérives spéculatives des financiers qui prennent la rue, occupent Wall Street et les autres places financières de la planète. Les Bourses sont devenues des salles de jeu, de violence spéculative cynique aux effets les plus pervers sur les économies. Ces dérives boursières tuent l'économie et le capitalisme. Les jeux d'argent passent aujourd'hui du rouge de l'encre à celui du sang.
Les enfants se révoltent contre la violence et l'injustice des parents qui les tuent, qui les réduisent au chômage et à la pauvreté. La révolte des jeunes dans les pays arabes a gagné la jeunesse de l'Espagne, de la Grèce et maintenant de New York et de toutes les places boursières. Ils sont prêts à répondre par la violence de la rue à celle des manipulateurs de l'argent. Les parents ont créé le chaos par leur cupidité irresponsable et les fils et filles se révoltent et exigent un nouvel ordre mondial.
Les pères ont été indignes. Bien sûr, je suis un indigné. Depuis des années. Et le moment vient enfin, peut-être, où les gouvernants les plus conscients pourront s'appuyer sur la rue pour imposer aux fauves de la finance la justice de la démocratie.

mercredi, octobre 12, 2011

La mythanalyse en question?


Nous affirmons plutôt qu'elle s'impose. Et elle questionne nos sociétés. J'ajouterai même qu'elle propose de choisir entre les mythes, selon qu'ils nous paraissent bons ou mauvais pour l'homme. Elle demande des réponses!

mercredi, septembre 14, 2011

mardi, septembre 13, 2011

l'eau

Celle qui dort, celle que je bois, celle qui féconde, celle qui transporte, celle qui relie, celle qui arrache, celle qui tue, celle qui brûle en vapeur, celle qui durcit comme de la pierre, qui râpe le bouclier canadien ou qui fond dans la bouche, cette eau qui est partout là où il y a de la vie, c'est une énergie renouvelable, une industrie, un enjeu de guerre. Une source inépuisable d'imaginaire, dont nous avons fait le plus ambivalent de tous les mythes. Une bénédiction. Une plaie. L'eau du déluge ne fut pas bénite.
Mythe maternel, plastique, protéen, dont la confusion, les contradictions, les incohérences disent bien le chaos de notre imaginaire.
Sans image aujourd'hui.

lundi, septembre 05, 2011

De l'optimisme


Le radicalisme de la critique des situationnistes ou de Jean Baudrillard, aussi lucide puisse-il paraître, est une voie sans issue et sans retour. Finalement un sophisme. Je lui préfère de beaucoup la critique nietzschéenne, tout aussi jusqu'auboutiste, mais qui célèbre la liberté créatrice.

jeudi, septembre 01, 2011

La diversité des cultures


Les cultures sont comme les écosystèmes de la nature, d'une grande diversité, en compétition, en vigueur, en transformation ou menacés d'extinction. Chacune est soutenue par une constellation mythique, qui est elle-même dynamique ou faible, conquérante ou soumise, optimiste ou fataliste. Oswald Spengler, analysant les destinées des civilisations comme des fleurs saisonnières ou vivaces, se rapprochait de cette notion actuelle d'écosystème culturel, dont l'imaginaire est porteur ou périclite. On pourrait ainsi développer une écologie des cultures et des systèemes mythiques qui les animent.

mercredi, août 31, 2011

Le paradoxe de l'imaginaire et du réel


Est-ce une sorte d'équilibre fragile de l'écosystème humain?
Est-ce la métamorphose continuelle d'un paradoxe permanent de notre espèce, qui stimule notre évolution?
Cela pourrait-il devenir une combinaison détonante, faute de détenir la sagesse collective de notre pouvoir instrumental en croissance accélérée?

En tous les cas un immense défi pour l'espèce humaine.

mardi, juillet 26, 2011

le simulacre implique le réalisme


Il n'est pas possible de réduire la réalité à des simulacres qui dévorent tout. L'idée du simulacre, dont Jean Baudrillard a fait un nihilisme radical,implique la référence à un réalisme, au moins hypothétique.
Lorsque le monde vient à la conscience du nouveau-né, celui-ci apprend à faire la différence entre le réel et l'absence ou l'illusion. Pourquoi l'adulte prétendrait-il renoncer aux vertus et à la résistance du réel. La phénoménologie et les sciences, aussi bien physiques que cognitives, nous apprennent le relativisme et le jugement que nous nécessitons pour vivre. Mais ne jetons pas le bébé avec l'eau du bain.
L'intelligence brillante de Baudrillard ne doit pas nous entraîner dans cette dérive. Il y a une position d'équilibre pratique à adopter. L'expérience du réel que nous construisons commence avec la naissance et se termine avec la mort. Nous demeurons toute notre vie des nouveaux-nés. Le monde vient à nous jusqu'au jour où nous le... quittons.

lundi, juillet 25, 2011

dimanche, juillet 24, 2011

Le bonheur de vivre


Le voyeur est celui qui jouit de voir. Il ressent le plaisir de l'oeil. Il voit le monde dans lequel il vit, il s'étonne de la beauté des formes et des couleurs. Il jouit du désir physique.
La voyelle est dans le jeu des lèvres, de la langue, dans l'ondulation musculaire qui fait vibrer les cordes vocales. La voyelle surgit dans le bonheur de parler, d'exprimer le plaisir voluptueux de voir.
Nous ne sommes pas sur terre au paradis. Mais nous imaginons le paradis en sélectionnant des morceaux de la Terre. Comment pourrions nous d'ailleurs l'imaginer autrement?
Quand tout va mal, quand la Terre se dresse devant nous comme un enfer, il suffit parfois de bouger, de voir d'autres images de la Terre pour retrouver la force de vivre.
Il y a en nous un instinct puissant de vie, une aptitude fondamentale au bonheur. Certes, les malheurs peuvent s'accumuler, qui nous plongent dans les ténèbres. Mais sachant, si nous en venons à la désirer, que la mort viendra de toute façon, et avec elle la paix à laquelle nous aspirons dans le malheur, pourquoi ne pas chercher en attendant le dérivatif de notre peine. Il est toujours dans la nature à laquelle nous appartenons corps et âme et qui remet la pierre dans la pierre, l'eau dans l'eau, l'arbre sur ses racines, la fleur au sommet de la tige.
C'est dans la nature que nous ressourçons la vie. Et cela signifie beaucoup. Il faut remettre dans le courant de l'eau le poisson qui en a été arraché pour qu'il reparte vivement. La nature, aussi longtemps que nous ne la détruisons pas, que nous ne la renions pas, que nous la célébrons avec nos yeux, nos voyelles, nos désirs, est une puissante merveille. Elle est notre mère. Les hommes l'ont compris depuis toujours. Ils l'ont oublié souvent. Orphelins, ils ont souffert. Mais ils peuvent toujours y revenir et y retrouver leurs désirs, leurs joies leurs bonheurs et leurs peurs d'enfant. Ils peuvent s'y régénérer, s'y reconstruire. Ils peuvent y renaître.

samedi, juillet 23, 2011

Mythanalyse du soleil


Le soleil n'est qu'un astre - une étoile - parmi des milliards d'autres. Avouons que ce seul fait scientifique donne à réfléchir d'une toute autre façon que celle des Incas et de tant d'autres sociétés anciennes dont les mythologies en ont fait leur dieu suprême.
On se demandera aussi pourquoi toutes les mythologies n'en ont pas fait de même leur Dieu principal. Cela dit, comme tout dieu central d'une cosmogonie, le soleil prend figure paternelle. Dès lors, nous nous retrouvons en terrain familier, dans le carré parental.
Si nous abordons le mythe solaire de la lumière, nous abordons un autre domaine d'analyse.
L'esprit, la lumière, la lucidité, par opposition à l'ombre, à l'obscurantisme, à la peur: c'est là le thème de la sécurité physique et psychologique indispensable au nouveau-né, qui met en scène la relation de familiarité et de confiance qui lie l'enfant à la mère et au père. Ce sont eux qui savent, qui sécurisent et qui éduquent. La lumière, la connaissance et la sécurité mentale sont les attributs des parents. La mythanalyse de la vérité ou de la lumière nous conduit encore au carré parental.
Oui, une mythanalyse du soleil est donc possible; Même si le soleil n'est plus un dieu ni un mythe pour nous, il en reste quelque chose dans notre sédimentation imaginaire. Le soleil garde une valeur de symbole social. Et la mythanalyse du soleil se décline selon la diversité des paramètres sociologiques et historiques du carré parental. Un beau thème d'analyse.