tout ce qui est réel est fabulatoire, tout ce qui est fabulatoire est réel

mercredi, juillet 04, 2018

le schéma mythanalytique en psychanalyse



Cette nouvelle conception biologique de l'inconscient individuel que propose la mythanalyse offre une alternative au schéma freudien du psychisme de la profondeur, de même qu'à la théorie lacanienne de la surface de l'inconscient, situé et traité dans le langage et les médias.  Nous ne sommes plus dans des métaphores de la profondeur et de la surface, mais dans l'inscription biologique d'une succession de stades de la construction de nos facultés fabulatoires. 

La mythanalyse se présente dès lors comme une analyse moins littéraire et beaucoup moins dramatique que la psychanalyse traditionnelle. Encore faut-il que le patient évoque sa mémoire des stades successifs de son développement pour prendre conscience des déterminants qui sont restés inscrits physiologiquement dans sa mémoire, ceux dont il se souvient consciemment et ceux qu'il a pu oublier. 





La thérapie mythanalytique repose sur la prise de conscience non plus des seuls traumatismes qui ont été "refoulés" (Freud et Lacan), mais de ce qui a été marquant, puis éventuellement oublié (l'heureux à l'égal de ce qui a pu être traumatisant). J'insiste ici sur la posture beaucoup moins négativiste de la mythanalyse, qui retient ce qui a été marquant de façon joyeuse autant que douloureuse.  La mythanalyse considère les expériences vécues par le patient, qui se sont inscrites durablement dans la plasticité de ses réseaux neuronaux dès le stade foetal, mais aussi tout au long de sa vie et qui ont construit les matrices neuronales de ses facultés fabulatoires et qui déterminent encore ses fabulations d'adulte.





Nus sommes dès lors dans une démarche thérapeutique beaucoup moins obscure ou incertaine, beaucoup plus lucide et élucidatrice, qui prend en compte le conscient autant que l'oublié. J'ai toujours eu beaucoup de mal à admettre l'hypothèse théorique de la psychanalyse classique qui ne considère que l'inconscient comme source de pathologie, alors que la conscience est sans doute encore plus déterminante de nos difficultés psychiques que l'inconscient, outre qu'il est impossible et faux d'opposer le conscient et l'inconscient comme la lumière et l'obscurité. Ils coexistent et se mêlent assurément inextricablement.  




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