vendredi, juin 26, 2015

Qu'est-ce que cette chose, l'univers?




Regarder dans le kaléidoscope astrophysique

On en parle beaucoup de cette chose, l'univers, que nous regardons comme un objet devant nous. Nous en avons en effet vu tant de photos et d'images d'artistes sous tous les angles, immenses et de détail! Nous oublions que nous en sommes une partie infiniment petite qui le dévisageons au-delà de nos pieds et de notre nez.
Un objet qui nous est devenu familier, tant il est proche. Une chose très étrange que cet univers lorsque nous scrutons les étoiles, la lune ou des écrans d'astrophysique.
Une vaste fabulation systémique technoscientifique assez rigoureuse avec toutes sortes de détails imaginairement chargé de superstitions, de mythologies, d'angoisses et d'inaccessibilités que les films de science fiction mélodramatisent dans des guerres sidérales entre les bons et les méchants.
Quelle incroyable affaire, que cet univers où nous avons semé des dieux, des titans, des extraterrestres, des conquérants en objets volants non identifiés, le plus souvent menaçants et même un paradis. C'est notre psyché que nous projetons sur ces nébuleuses de gaz incandescents, dans ces trous noirs, dans ces chevauchées galactiques.
"Maîtres et possesseurs de l'univers" disait  de nous Descartes bien étrangement! Comment pouvait-il croire à un tel fantasme, lui, un si grand philosophe du rationalisme classique ?
Qu'est-ce que cet objet, l'univers, qui flotte dans l'impensable que sont l'infini et l'éternité, et que pourtant nous mesurons. Quelle étrangeté que l'impensable! Avant l'univers: l'impensable. Autour de l'univers: l'impensable. Après l'univers: l'impensable. Et quelquepart, dans un trou noir ou bleu - là nous le savons: le paradis et l'enfer. Fabulation! Dans notre nanoparticule terrestre : la pensée moderne, qui croit avoir mis fin aux superstitions en élaborant un rationalisme exigeant et décrypteur de vérité. Un oasis dans cette étrangeté? Ou bien est-ce tout l'univers qui serait rationnel, comme le pensait Einstein, lui l'agnostique déclaré qui soutenait que Dieu ne joue pas aux dés. Entre Descartes et Einstein notre esprit dérive délicieusement. Et c'est là que se joue notre destin tragique. Ou c'est là que nous bâtissons notre avenir prométhéen.
Regarder dans le kaléidoscope astrophysique; quel enchantement pour l’œil! Mais lorsque je regarde le ciel nocturne, les étoiles me dépriment. Notre esprit fabulateur rationalise objectivement l'étrangeté du monde.

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