dimanche, mai 15, 2011

mythanalyse des flux: on ne se baigne jamais deux fois dans le même numérique


Nous pensons l'énergie et même la matière comme des flux. Dans le couple énergie/matière, tout est flux corpusculaire, ondulatoire. La vie s'écoule, comme le temps, comme l'eau. La vie naît dans les liquides, les gaz, les vent, les cyclones. Les masses en fusion que recouvre la croûte terrestre s'épanchent, se répandent. Les rivières, comme la respiration établissent l'équilibre de leurs flux. Héraclite soulignait qu'on ne peut se baigner deux fois dans le même fleuve. Tout change, même lorsque le fleuve semble demeurer le même. La pérennité n'est que la lenteur du changement. La révolution son paroxysme.
Le corps est un système de flux, de liquides et d'énergies agrégés. Les flux ont leurs liens, physiques, chimiques, électriques. L'eau bombe au-dessus du verre plein, avant de se répandre. La roche se cristallise. L'évolution même de la nature se conçoit comme un flux, où la flèche du temps ne revient jamais sur son parcours. Il en est de même de l'extension de l'univers.
Mais on ne peut concevoir les flux sans les liens qui les organisent. Nous pensons par couples: matière/énergie, flux/liens, comme la conception de la vie, qui demeure la structure élémentaire de notre métaphore pensante.
Le numérique n'échappe pas à la métaphore des flux, du liquide et des liens.
On ne se baigne jamais deux fois dans le même numérique.

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