dimanche, mai 22, 2011

Mythanalyse de l'absolu


Le rêve de l'absolu n'est ni visualisable, ni conceptualisable, ni même imaginable. Il est évidemment compensatoire du relativisme dans lequel nous avons conscience de vivre. L'absolu en métaphysique ou en théologie fait partie de cette constellation qui compte aussi le néant et l'infini, et qui semble, comme la "matière noire" en astrophysique, être nécessaire à l'équilibre de notre rapport à l'univers. Nous avons déjà traité de la mythanalyse des limites et aussi de celle des liens, dont l'absolu serait le symétrique ou le contraire. Les humains ont donné le nom de Dieu à cet absolu. De la mythanalyse de Dieu, nous avons aussi déjà traité (dans l'ouvrage collectif "Heureux sans dieu", édition vlb, 2010). Cette famille de concepts n'est pas si large qu'on le pense communément. Il y a le rapport du nouveau-né à la mère et au père dans cette évocation d'un absolu. Les images de la mère et du père étaient du moins identifiées à un pouvoir absolu de vie et de mort dans la conscience de l'enfant. Le roi Soleil prétendait incarner ce pouvoir absolu sur ses sujets légitimement. Les dictateurs en usent de même, en recourant plutôt à la force qu'au droit divin des rois. Souhaitons donc que cette idée d'absolu demeure théorique. Et qu'on garde le droit d'en rire!
hf

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