jeudi, mars 31, 2011

La société sur le divan: Éléments de mythanalyse



De ce livre que j'ai commencé à écrire à Paris dans les années 1970 et publié finalement en 2007 à Montréal, je ne changerais quasiment pas un mot aujourd'hui. J'ai pris mon temps pour l'écrire! Mais j'y ajouterais des développements plus consistants sur le théorie de la divergence, des analyses sur des sujets particuliers, comme les hyperliens numériques, l'économie, Dieu, le bonheur, que j'ai eu l'occasion d'aborder ici dans ce blogue, et qui méritent aussi plus d'approfondissement. Bref, un jour viendra où j'en publierai le deuxième volume. Il est en cours. Et tandis que la théorie psychanalytique est de plus en plus souvent remise en cause, dans ses fondements, mais aussi dans son ambition excessive, sa tendance à vouloir rendre compte de tout sous une approche sexuelle, je ne doute pas que la mythanalyse ait encore beaucoup à dire et prenne sa place progressivement. Elle n'est pas liée, ni dans ses fondements, ni dans ses développements à une pratique clinique, à ses découvertes, mais pas non plus à ses erreurs, parfois tragiques. Elle demeure une théorie, celle des imaginaires sociaux, dont on observe quotidiennement la puissance déterminante. Et j'observe que ceux qui s'annoncent occasionnellement mythanalystes sont plus nombreux. Ils s'intéressent généralement à la littérature, mais pas à la politique, ni à l'économie, ni à la technoscience. Ils sont dispersés, s'ignorent les uns les autres, sont malheureusement trop souvent jungiens, mais le concept fait son chemin, malgré les immenses préjugés que soulève toute attention aux imaginaires sociaux. On a bien vu le débat médiocre qui s'est ébauché sur la légitimité de la mythanalyse chez quelques réviseurs de l'encyclopédie Wikipédia. Il y a encore un refus généralisé de prendre au sérieux cette démarche tout autant que l'imaginaire qu'elle tente d'élucider. Je n'ai aucun disciple, n'en recherche d'ailleurs pas, mais je mes sens très seul dans mes démarches, malgré l'évidence que je leur attribue. Souhaiterais-je les polémiques qui font connaître les théories? Et qui les font parfois avancer? Non. J'ai peut-être tort, mais le goût de la polémique, que j'avais à vingt-ans m'est certainement passé. Je lui préfère le calme et la tranquillité, et certainement les vertus de la marginalité. Ce sont souvent les morts qui ont raison, plus souvent que les vivants.
J'aurais dû pourtant annoncer la publication de ce livre sur ce blogue dès sa parution en 2007. Étonnant!
Hervé Fischer

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