tout ce qui est réel est fabulatoire, tout ce qui est fabulatoire est réel, mais il faut savoir choisir ses fabulations et éviter les hallucinations.

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samedi, mars 14, 2015

La dimension anthropoÏètique de la mythanalyse


Pierre Ouellet

Certes, dans le carré parental, l'autre (la société), ce que Pierre Ouellet appelle la dimension anthropoïètique de la fabulation mythique, qui détermine des variations évidentes de l'inconscient collectif selon les sociétés.  Il n'existe pas d'invariants dans les mythes. C'est là une fabulation qui relève du mythe de l'unité fusionnelle. Je m'oppose radicalement à Jung et à tant d'autres mythographes qui ont recherché inlassablement à nous imposer cette vision qui leur donnait l'impression de construire une science universelle de l'imaginaire. Certes, les imagos du père et de la mère sont présentes dans toutes les cultures, car elles sont biologiquement actives dans toutes les naissances humaines. Mais là encore, leurs interprétations varient tellement selon les sociétés, qu'elles ne sauraient constituer des «archétypes» invariants ou, comme ils disent, universels.

vendredi, mars 07, 2014

Le talon d'Achille de la théorie jungienne



Ces acteurs du carré parental, de force variable selon la dynamique socioculturelle et particulière à chaque famille, fils ou fille nouveau-né(e), demeure pour la vie la structure génératrice des fabulations et des fixations mythiques. Cette matrice est donc biologique et sociologique, bio-sociologique. Elle met en scène les figures principales de l'inconscient individuel/collectif. Mais celles-ci ne sont aucunement des archétypes, comme l'a prétendu Jung. 
Comment Jung explique-t-il l'origine de ces archétypes auxquels il attribue une existence universelle et éternelle? Alors que la naissance de chaque individu dans la matrice parentale que nous mettons en évidence en explique l'importance déterminante et la sociogenèse, Jung situe dans un ciel fabulatoire ces eidos imaginaires, qui flottent on ne sait comment et qui viennent on ne sait d'où. Jung a nié le facteur déterminant de la sociologie et cela donne à ses textes un curieux aspect universel, car il mêle et recoupe tous les imaginaires dans un style exotique hybride qui séduit au premier regard, mais qui est sa plus grande faiblesse théorique, rédhibitoire. Nous n'en retiendrons, au mieux, que l'érudition, la fabulation littéraire et le rejet du totalitarisme sexuel de Freud.