tout ce qui est réel est fabulatoire, tout ce qui est fabulatoire est réel, mais il faut savoir choisir ses fabulations et éviter les hallucinations.
jeudi, février 21, 2013
Le mythomane
Prométhée, le Diable et le mythomane, peinture acrylique sur toile, 2013, 130 x182cm
Pianoter pour évoquer la rencontre gréco-biblique de Prométhée agitant la boîte de Pandore et du Serpent ondulant pour présenter la pomme diabolique. Les deux mythes fondateurs et opposés de l'Occident. Nous voilà au coeur de cette peinture mythanalytique que j'entends explorer. J'y songe depuis le tournant des années 1980. J'avais déjà abordé le thème des liens entre art et mythanalyse en conclusion de mon livre L'Histoire de l'art est terminée (1981, Balland, Paris).
mardi, février 19, 2013
mythes actuels
Il y a plus de temples aujourd'hui - églises, synagogues, mosquées, etc. - qu'il n'y en avait à l'époque des Grecs ou des Romains.
lundi, février 18, 2013
Conscience augmentée (2)
Quel que soit l’impact fulgurant de la nouvelle
technoscience sur notre évolution récente, je dirai que notre avenir ne dépend
plus tellement de nos futures innovations technologiques : nous sommes
assurés qu’il y en aura beaucoup, des spectaculaires, quasiment magiques, qui
changeront nos vie quotidiennes. Mais pour garder le contrôle sur notre avenir,
face à une technologie instrumentale qui progresse exponentiellement et dépasse
les capacités de notre conscience actuelle, ou de notre sagesse humaine, qui,
elle, n’a guère progressé depuis le néolithique jusqu’à aujourd’hui, pour ne
pas hâter le pas vers notre propre autodestruction, avec nos moyens
technologiques inédits, il va être nécessaire, une fois de plus, de nous
engager davantage dans cette grande divergence de l’éthique que j’ai déjà
soulignée. C’est la plus difficile, certainement, de toutes les divergences que
nous avons inventées. Mais le progrès de notre éthique planétaire sera
fondamentalement beaucoup plus déterminant que celui de nos technologies. C’est
d’elle que dépendra désormais principalement notre évolution, et même sans
doute notre survie.
Le paradoxe, c'est que
cette technologie numérique que nous avons inventée et que nous développons
tous les jours selon un rythme effréné n'est plus une technologie comme les
précédentes. Elle n’est basée que sur un code binaire trivial – 1/0, et
pourtant elle implique aussi une révolution cérébrale, une mutation éthique de
l'être humain, afin que nous soyons capables d'assumer raisonnablement notre
nouveau pouvoir exorbitant sans nous détruire nous-mêmes et avec nous la planète.
Cette technologie numérique exige une responsabilité numérique, celle de
l'hyperhumanisme. Pour que l'anthropocène numérique ne soit pas la dernière
période de notre évolution terrestre, il va falloir que notre cerveau se
transforme. La technologie nous oblige à instaurer une éthique à proprement
parler planétaire.
Serons-nous capables d’évoluer dans ce sens ? Par
quelle mutation de notre cerveau reptilien y parviendrons-nous ?
L’« intelligence connective » que développe le numérique au niveau
planétaire y contribuera certainement : plus d’information, en temps réel,
crée plus de conscience, plus d’exigence, plus de sens de nos responsabilités.
Mais la dysfonction actuelle évidente entre notre cerveau et notre pouvoir
instrumental de création et de destruction constitue le grand défi de l’Âge du
numérique. Et il faudra que cette conscience grandissante ait le pouvoir de
changer nos connections neuronales. Il
faudra que nos idées modifient notre propre physiologie humaine. Ce ne sera pas
la première fois, certes, à en juger par la rapidité et la divergence de
l’évolution de notre espèce en comparaison des autres. Et nous savons
aujourd’hui que contrairement à ce que nous avons longtemps cru, les cellules
neuronales continuent à se renouveler pendant toute notre vie. Nous avons
découvert que le cerveau est étonnamment plastique, et que ses cellules sont
beaucoup plus polyvalentes que ce qu’on affirmait. Elles peuvent s’adapter et
prendre la relève des fonctions d’autres cellules détruites par un accident. Bref,
le cerveau est capable d’évoluer rapidement. Déjà les neurologues admettent que
la quantité de matière grise est influencée par des processus sociaux. En outre,
selon un article de la revue Neuron
publié en 2012, Ernst Fehr et des chercheurs de l’Université de Zürich ont
démontré qu’il existe un lien statistique évident entre l’altruisme et
l’anatomie du cerveau humain. Il s’agit d’une zone du cerveau située entre le
lobe pariétal et le lobe temporal qui deviendrait très active au moment d’un
geste altruiste et dont le volume serait plus important chez les sujets qui y
sont enclins. Autrement dit, l’altruisme serait lié à une augmentation de
l’intelligence, qui se traduirait anatomiquement par le volume de cette zone
cérébrale spécifiquement liée à l’empathie. On voudrait que la bosse de
l’empathie se répande plus chez l’être humain que la bosse des maths !
dimanche, février 17, 2013
La conscience augmentée (1)
Le numérique, comme Janus, a deux visages : celui de la
puissance, mais aussi celui de la solidarité humaine Nous vivons de plus en
plus sur une planète hyper. De même que nous parlons de «réalité augmentée»
pour désigner les médias enrichis qui lient grâce aux réseaux numériques des
images ou la captation de sites touristiques à des informations historiques,
biographiques, scientifiques, etc., de même nous pouvons appeler «conscience
augmentée» cette connaissance de plus en plus englobante et immédiate que nous
donne l’information planétaire sur le web. C’est ainsi que nous nous engageons
dans des campagnes en faveur des équilibres écologiques à respecter de l’autre
côté de la planète tout autant que dans notre cour. Cette globalisation de la
conscience, c’est aussi celle de l’économie et de la spéculation financière ;
c’est celle du commerce international, de la santé publique, de la sécurité
alimentaire, de l’aventure scientifique
et spatiale. Et la conscience que nous avons sans cesse, de tous les évènements qui bousculent les sociétés, de tous les scandales qui surgissent sans cesse
sur notre globe terrestre, créent en nous une exigence éthique de dénoncer les
criminels, de sanctionner, de légiférer, d’intervenir pour secourir les hommes
qui souffrent de calamités naturelles, de désastres des guerres, de violences. Nous
avons créé les agences des Nations Unies, une cour de justice internationale,
nous oeuvrons pour la coopération Nord-Sud, Sud-Sud, des organisations
humanitaires «sans frontières». Cette conscience augmentée, c’est celle des
liens, celle de notre appartenance non plus seulement à une famille, à un
groupe social, à une nation, mais de façon inclusive à l’humanité, à l’humanité
entière, par-delà les diversités, les conflits, les déchirements, les
violences. Nous allons redécouvrir de plus en plus l’importance fondamentale,
fondatrice, des liens de solidarité, comme une morale qui prend pouvoir de
contrepoison politique face à l’anonymat dangereux des masses, aux
manipulations et aux fascismes qui peuvent en résulter, comme l’histoire
récente et l’expérience quotidienne nous le démontrent. Nous allons redécouvrir
le sens de la morale confucéenne, celle des liens sociaux, qui fait écho aux
liens des idéogrammes. Nous prendrons ainsi conscience de la nécessité d’une
éthique planétaire. Une éthique qui est la base de l’hyperhumanisme auquel nous
aspirons et qui deviendra plus importante que la technoscience elle-même comme
moteur d’évolution de notre espèce – et sans doute même pour sauver notre
planète et notre espèce de l’autodestruction. Je n’ai pas de doute que la
technoscience va poursuivre glorieusement son accélération, selon sa propre
logique de compétition intellectuelle, commerciale et politique. Je n’ai donc
pas d’inquiétude pour elle et il n’y a pas lieu de la défendre. Il n’en est pas
de même de la morale planétaire, qui a tant de mal à s’imposer dans les
esprits. Et si nous avons appris l’importance de contrôler démocratiquement et
de contester les abus de pouvoir de ceux qui nous gouvernent, nous prenons
aussi conscience de la nécessité de soutenir des institutions planétaires,
notamment celles des Nations-Unies, qui peuvent nous permettre d’établir une
meilleure gouvernance internationale. Nous appuierons de plus en plus vigoureusement
les organismes humanitaires qui mettent en œuvre nos exigences de solidarité.
Bref, nous militerons de plus en plus activement pour une éthique planétaire
qui cible notre salut collectif par le respect des liens qui nous unissent
chacun à chacun, par-delà les différences culturelles et identitaires. L’internet est un puissant outil de réseautage
planétaire, d’éducation, et de développement. Il a permis aux organisations
humanitaires d’augmenter spectaculairement leur capacité à promouvoir les droits
de l’homme, à dénoncer les violences humaines, à sauver des vies face à la
barbarie de certaines coutumes et gouvernements. L’internet joue un rôle
stratégique en faveur de l’information internationale, qui est une condition
essentielle d’un meilleur respect mutuel. Ce fut une vertu de Wikileaks de
permettre la démystification des hypocrisies gouvernementales. En ce
sens, le web n’est pas qu’un instrument, ni seulement une métaphore pour penser
le monde. Il devient aussi un laboratoire populaire, partagé, d’informations,
d’échanges, de solidarités, de conscience et d’innovation. La planète devient
un hypertexte. Les technologies numériques resserrent nos liens mutuels,
favorisent nos compréhensions réciproques. En évoquant une planète hyper, je
dis hyper tout à la fois pour souligner l’augmentation de la conscience
humaniste dont nous avons besoin et pour reconnaître l’importance des
hyperliens comme structures mentales, psychiques, cognitives et sociales de
notre espèce.
L’internet fait émerger de nouveaux comportements humains. Il favorise la diversité culturelle, les échanges interculturels, l’accès aux bibliothèques publiques et à la culture. Bien sûr, il y a aussi des usages humains criminels de l’internet. Mais globalement le numérique est un outil stratégique de progrès humain et de paix. Voilà une technologie binaire, qu’on pourrait qualifier de triviale, et qui constitue pourtant une divergence majeure en soi ; plus encore : constitutive de notre «conscience augmentée», que nous partageons comme membres de la même humanité, elle devient un outil de progrès humain et finalement d’hyperhumanisme. En ce sens, e-Confucius devient le symbole de notre e-planète, notre hyperplanète.
L’internet fait émerger de nouveaux comportements humains. Il favorise la diversité culturelle, les échanges interculturels, l’accès aux bibliothèques publiques et à la culture. Bien sûr, il y a aussi des usages humains criminels de l’internet. Mais globalement le numérique est un outil stratégique de progrès humain et de paix. Voilà une technologie binaire, qu’on pourrait qualifier de triviale, et qui constitue pourtant une divergence majeure en soi ; plus encore : constitutive de notre «conscience augmentée», que nous partageons comme membres de la même humanité, elle devient un outil de progrès humain et finalement d’hyperhumanisme. En ce sens, e-Confucius devient le symbole de notre e-planète, notre hyperplanète.
mercredi, décembre 26, 2012
Le peintre mythanalyste
Pulsions roses, peinture cathodique, 2012
Guerre et sexe semblent se mêler quotidiennement dans les guerres moyen-orientales et africaines de notre époque plus que jamais. Ces pulsions agressives de vie et de mort résistent à l'idéal de la modernité, donnant raison à Michel Maffesoli, comme si le fond archaïque du ça social revenait à la surface de notre fatalité postmoderne *.
C'est pour moi une nouvelle étape dans un cheminement qui a pris cinq dizaines d'années, qui est passé, depuis 1970, par la déchirure et l'hygiène de l'art, l'art sociologique, les signalisations imaginaires, la Pharmacie Fischer, le bureau d'identité imaginaire, le développement du concept de mythanalyse, abordé dans le dernier chapitre de "L'Histoire de l'art est terminée".
Une réflexion théorique publiée en 2000: "Mythanalyse du futur" et poursuivie dans une série de livres portant sur l'imaginaire du numérique : "Le choc du numérique", "CyberProméthée", "La planète hyper", élargie avec "Nous serons des dieux", "La société sur le divan", "Québec imaginaire et Canada réel". D'autres livres vont paraître, qui attendent chez l'éditeur.
__________________________________________________
* Michel Maffesoli, Homo eroticus, CNRS éditions, 2012
vendredi, octobre 12, 2012
Toute société a besoin d'un père ou d'une mère
Toute société a besoin d'un chef de famille, de clan, de tribu, ou des masses. Dans les démocraties on sacrifie aussi à cette apparente nécessité. La différence est qu'on l'élit pour un mandat" Mais une fois élu, il se comporte comme un monarque, qu'il s'agisse de présidents comme Mitterrand, Hollande, Obama ou Chavez ou de premiers ministres comme Harper, Kirchner, etc.
On n'imagine pas qu'une démocratie puisse en être vraiment une, basée sur l'autogestion par le peuple, ou ne serait-ce que dirigée par un directoire ou un conseil. On soutient même que l'assemblée nationale doit contrôler l'exécutif, mais ne saurait diriger pas le pays, sous peine de tomber dans les imbroglios, les magouilles et l'impuissance d'un régime parlementaire tel que la IVe république française.
Ce constat met en évidence une sorte de loi biologique. Le pouvoir est délégué ou concédé au chef de clan, qui a l'autorité d'un père de famille - ou d'une mère de famille. Quelles que soient les subtilités du droit constitutionnel qui met en oeuvre les énoncé de ce mécanisme, sa légitimité et son fonctionnement, le principe biologique de l'autorité familiale est généralisé. Et il tend inévitablement à mettre en oeuvre un clientélisme.
Faute de quoi on adopterait les fondements de l'anarchisme, qui a été tant et plus théorisé, mais dont l'échec et les dérives semblent inévitables, et bien pires que les abus de pouvoir des monarques démocratiquement élus. Et il est nécessaire, apparemment, pour qu'une société fonctionne correctement, que ce père social ait une légitimité, une autorité et le goût du pouvoir. Y compris une légère tendance à l'arbitraire, faute de quoi on le juge faible et incompétent.
Le carré parental, que nous considérons comme la structure élémentaire de nos imaginaires sociaux, est aussi le modèle sur lequel se construit la pensée politique.
mercredi, octobre 10, 2012
La pathologie des sociétés civilisées.
Dans Malaise dans la civilisation (1929), Freud conclut: En dépit de toutes ces difficultés, on peut s'attendre à ce qu'un jour quelqu'un s'enhardisse à entreprendre dans ce sens la pathologie des sociétés civilisées.
Suis-je l'un de ceux-là? Oui et non. Et surtout non, car je ne crois pas comme Freud que tous les individus soient des cas pathologiques, ni que toutes les civilisations ou toutes les sociétés soient dévastées par des névroses collectives. Cette noirceur de la vision qui voit des pathologies partout, c'est sans doute celle du thérapeute que ne consultaient que des patients gravement atteints. Mais il y a aussi dans les individus et dans les sociétés des énergies vitales et positives, qui cherchent le progrès et le bonheur, qui sont engagés en faveur d'une éthique individuelle et planétaire qui donne un sens satisfaisant et un équilibre sain à leur vie.
Ce pessimisme profond de Freud peut s'expliquer par sa pratique médicale assidue, par sa culture juive et par les horreurs de la guerre de 1914-18. La montée du nazisme et la Seconde guerre mondiale semblent lui avoir donné raison. Mais nous misons plutôt sur la normalité que sur la pathologie. Nous sommes plus optimiste que pessimiste. Et la mythanalyse contribue à plus de lucidité démystificatrice, qui nous aide à nous libérer de nos peurs et de nos illusions dangereuses. Elle n'est pas orientée comme la psychanalyse freudienne vers toutes les dépravations et toutes les faiblesses de nos imaginaires sociaux. Elle croit qu'il y a des mythes constructifs autant que des destructifs et qu'il faut savoir choisir son mythe. En ce sens, elle déchiffre les mythes sociaux, dénonce les mythes pervers et expose la valeur positive des mythes sur lesquels nous pouvons construire notre vie collective et notre futur.La psychanalyse freudienne est morbide. La mythanalyse que j'explore est vitale.
(Illustration: Les deux croix, tweetart, 2012).
lundi, octobre 08, 2012
Mythanalyse de la consommation
La consommation masculine satisfait l'Eros. Le sexe, c'est aussi le cordon ombilical? Trois femmes, comme trois parfums de glace, trois saveurs, trois couleurs suaves.
dimanche, octobre 07, 2012
Structure pulsionnelle élémentaire
La mythanalyse repose sur la compréhension du carré parental comme structure élémentaire de l'imaginaire et à sa généralisation comme mode d'"explication de nos comportements individuels et collectifs.
Lorsque nous abordons la théorie des instincts et mettons en scène Eros, Thanatos et Prométhée, nous organisons notre interprétation des comportements humains selon une structure pulsionnelle élémentaire triangulaire. Il ne faut voir, bien sûr, dans ce recours aux métaphores du carré et du triangle qu'une commodité mentale qui repose sur le mode spatial de nos raisonnements.
La question ne se pose pas moins pour autant de comprendre pourquoi nous pensons les relations de cause à effet comme des récits chronologiques qui s'inscrivent dans le temps, et pourquoi nous les structurons dans des relations spatiales. Toute notre pensée est-elle spatio-temporelle? Les structures de l'imaginaire et de l'inconscient le sont-elles aussi? Une analyse à reprendre et "approfondir" (sic).
samedi, octobre 06, 2012
Le robot arraignée
Nos peurs des araignées, des souris, des serpents, des vers... Et la puissance que nous tentons d'obtenir en imitant dans nos robots les habiletés des araignées, des mouches, des rats. Les vers qui dévorent nos disques durs comme des cadavres. Des peurs de la bête. De la bête qui est en nous, de celle qui incarne le mal, de celle où se loge l'esprit de nos morts. Mythanalyse des animaux. Mythanalyse de la bestialité. Mythanalyse des monstres qui nous attendent dans les enfers.
vendredi, octobre 05, 2012
jeudi, octobre 04, 2012
Les superstitions aberrantes de Carl Gustav Jung
Lorsqu'on lit dans le célèbre livre Métamorphoses de l'âme et ses symboles de Jung: Les archétypes sont des éléments structuraux de caractère divin de la psyché; ils possèdent une certaine indépendance et une énergie spécifique grâce à laquelle ils peuvent attirer les contenus de la conscience qui leur conviennent. (page 386, édition de 1967, Librairie de l'université Georg et Cie S.A., Genève), on tombe de sa chaise. Comment un réputé psychanalyste, explorateur de l'inconscient, démystificateur de notre irrationnel collectif, peut-il prétendre que son invention fabulatoire de l'existence d'archétypes qui gouverneraient nos inconscients sont de caractère divin!
Ce genre de théorisation idéaliste et religieuse, qu'on retrouve souvent dans les écrits de Jung, décrédibilisent immédiatement le sérieux de ses recherches. Je préfère la théorisation matérialiste et biologique de Freud, même si son travers à lui a été de vouloir expliquer tout par le sexe et seulement par le sexe. (Il faut bien admettre que le cerveau n'est pas un zizi. Il est même plus gros, il n'est pas totalement et exclusivement obsédé par le sexe...) Chacun son truc. Mais je préfère les explications par le sexe à celles par Dieu.
mercredi, octobre 03, 2012
Mythanalyse du racisme: le bio-imaginaire, ou imaginaire instinctif
Explorer les mécanismes bio-imaginaires du racisme. La peur, la haine de l'autre, parce qu'il a une autre couleur de peau. Il est d'une autre horde. Donc il est dangereux. Un fondement biologique qui déclenche un imaginaire instinctif. L'imaginaire domine le rationnel, comme toujours. Et comment y remédier dans le cas du racisme.
Quels sont les liens entre biologie et imaginaire? Quelle est la part de l'instinct dans l'imaginaire? Evidemment très grande dans le cas des peurs, qui sont gonflées par des représentations imaginaires. Le racisme est à la fois individuel et social. Comment se développe-t-il, s’institutionnalise-t-il dans les lieux communs de l'imaginaire collectif? Thème de recherche à inscrire en mythanalyse.
mardi, octobre 02, 2012
lundi, octobre 01, 2012
Mythanalyse de la nourriture
Le plaisir de déguster de belles saveurs. L'importance des fantasmes et des rites dans l'alimentation. Téter le cornet de crème glacée. Un thème de recherche à explorer, en relation avec le placenta et le cordon ombilical où le fétus puise la vie. Un instinct fondamental de la vie.
dimanche, septembre 30, 2012
Plaisir pour tous
Toutes les couleurs ont leurs raisons, même celles qui déraisonnent. L.image du monde de la société numérique de consommation nage dans la crème glacée. Cette gamme de couleurs alimentaires suavement saturées appelle au plaisir de la consommation. Couleur chaude de la crème, couleur rafraîchissante du cornet. Couleurs sucrées, couleurs euphorisantes, qui font saliver, couleurs d'un paradis alimentaire qui se mange, qui se suce, qui rafraîchit et fait jouir les papilles. Couleurs fondantes dans la bouche, pas chères, accessibles à tous. Couleurs de la classe moyenne, celle qui dépense beaucoup pour la bouffe, couleurs pas chères populaires, couleurs kitsch qui flattent le mauvais goût.
Couleurs artificielles, celles des colorants chimiques de synthèse, couleurs simulacres (goût de fraise, goût de cerise, saveur de framboise).
Couleurs à profusion de l'abondance de tous les fruits du paradis terrestre.
Et pour ajouter la cerise sur le sunday, oui comme un jour de soleil, couleurs de cornets de crème glacée de forme phallique, qui se sucent délicieusement.
vendredi, septembre 28, 2012
mercredi, septembre 26, 2012
samedi, septembre 22, 2012
vendredi, septembre 21, 2012
Mythanalyse des couleurs
La mode chromatique actuelle, c'est celle du marchand de glace, de ses alignements de bacs de crème de toutes les couleurs, y compris bigarrées. Nous aimons les couleurs saturées qui se mangent en crème glacée. Nous choisissons les couleurs que nous voulons sucer. Comme les bébés portent à leur bouche les hochets de couleur pour les téter. Les couleurs des bonbons nous attirent aussi. Nous aimons les colorants artificiels saturés et sucrés qui se mâchonnent comme des tétines. La victoire de l'estomac sur les yeux. Le monde se mange. Nous sommes immergés dans la société de consommation.
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